Prenant acte de mes soi-disants incartades, celui qui se dit toujours le chef suprême du FN, celui qui ne prend conseil que de courtisans de salon vient de m'exclure du FN, ainsi que d'autres élus du Nord Pas de Calais.
C'est avec le sourire et un certain soulagement que j'ai appris cette nouvelle, aujourd'hui 4 novembre 2008, vers 19 heures sur le site du FN.
La nouvelle a été bien sûr en ligne dans l'heure qui a suivi sur le site servile de Monsieur CANIE, mais que sait-il faire d'autre ?
Au fait, l'apologie de la collaboration n'est-elle pas réprimée ?
Le prétexte serait que je ne participe plus au financement de la fédération du HAINAUT.
Mes versements, actuellement bloqués sur un compte, restent et resteront à la disposition des idées que je défends depuis des dizaines d'années.
Je ne pouvais plus financer des individus et une politique qui s'est depuis trop longtemps éloignée des principes moraux que je croyais défendus par notre famille de pensée.
Je ne pouvais plus participer au financement d'une PME familiale qui n'en a rien à faire de la France et des souffrances des français.
Avant d'accuser et de jeter l'opprobre, il faut balayer devant sa porte, payer ses dettes aux fournisseurs ou aux bailleurs de fonds qui ont permis d'assurer l'intendance, mais là aussi justice sera rendue, comme dans toutes les affaires.
Il fallait aussi avoir la lucidité de s'interdire des déclarations intempestives qui pénalisent, ou ont pénalisé, la progression du mouvement dont les militants vous ont confié la charge.
La trésorerie d'un mouvement politique ne peut pas servir les fantasmes électoraux d'une petite minorité et les procès inutiles, même gagnés.
En politique, on ne se fait pas plaisir, on sert les intérêts de ses concitoyens.
Et puis, exclure quelqu'un qui dit ne plus avoir confiance, c'est risible, surtout quand on attend 15 mois.
Comme je l'ai souvent écrit dans ce blog, je suis disponible pour de nouveaux combats avec les mêmes idées, plus les mêmes dirigeants.
Je conclurais par "Le Front National doit tout à ses militants, car sans eux il n'est rien, les militants ne doivent rien au Front National".
Jean-Marie Le PEN a été un catalyseur, un rassembleur, il est en train de détruire le mouvement national par son obstination à vouloir organiser sa succession par filiation, mais c'est son problème, plus le notre.
Dominique SLABOLEPSZY