Élu en 2004 sous l'étiquette du Front national, Carl Lang parviendra-t-il à conserver son poste de député européen, lui qui se présente cette fois comme le candidat du Parti de la France ? « Je suis là pour défendre mes convictions, répond l'intéressé. Si je suis élu, tant mieux, sinon tant pis. » Le FN ? « C'est du passé, c'est l'organisation de Jean-Marie Le Pen. Après lui, ce ne sera plus le FN. » En créant un parti politique, Carl Lang entend apporter « rassemblement, modernité et renouveau » à l'extrême-droite française. Même si ses convictions n'ont pas changé.
Pour sortir de la crise, il s'appuie sur deux grands principes : le protectionnisme et la préférence nationale. « Depuis quinze ans, l'Union Européenne n'a de cesse de supprimer les barrières. Le flux financier se répand partout. » Pour améliorer le pouvoir d'achat, il propose la miseen place de quotas d'importation et de taxes douanières, « pourinciter les entrepreneurs à rester en Europe ». Des mesures qui s'accompagnent d'un refus de l'immigration : « En cas de crise, les nationaux doivent être prioritaires chez eux. La préférence nationale et communautaire, c'est la protection qui permettra de remettre en état le tissu industriel. » Il prône une Europe souveraine : « Contrairement au FN, nous ne sommes pas des anti-européens. Nous faisons campagne pour une nouvelle Europe des nations. » Dans laquelle il ne pourrait envisager une quelconque immigration. Carl Lang préconise notamment « l'expulsion systématique et immédiate des clandestins » à Calais.
Enfin, le député européen considère la ratification du traité de Lisbonne (par voie parlementaire) comme « une manière de voler aux Français leur droit démocratique de choisir ».



Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://lescopainsd-abordavecslabo.hautetfort.com/trackback/2221419
Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.